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Dernière mise à jour : Mai 2018

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les maladies du bois de la vigne

Synthèse bibliographique

L’esca de la vigne et les maladies associées sont apparentées à des maladies de dépérissement à étiologie complexe, à cause multifactorielle dont des champignons pathogènes, infectant les parties pérennes de la vigne. De nombreuses observations de terrain ont également montré de grandes disparités d’expression entre parcelles pour un même cépage dans un environnement proche (Lecomte et al., 2008).

Dans des parcelles à fortes réserves utiles (alimentation en eau non limitante) et/ou ayant un statut azoté élevé (azote des limbes) (Destrac Irvine et al., 2007), de fort taux d’expression des maladies du bois ont été notés. Au sein d’une parcelle, la répartition des ceps n’est pas homogène, avec des foyers pérennes reliés dans certains cas au type de sol et des agrégats de quelques ceps lorsque l’incidence de la maladie croît (Guérin-Dubrana, 2013). L’effet du voisinage proche dans l’extension de la maladie mérite une attention particulière, de même que la transition des états successifs pour un cep particulier (Guérin-Dubrana et al., 2013). Les facteurs climatiques agissent directement ou indirectement sur cette dynamique spatio temporelle. L’effet du climat sur l’extériorisation des symptômes a été mis en évidence (Marchi et al., Surico et al., Australie). Les plants de vigne infectés deviennent plus vulnérables au stress hydrique (Edward et al., 2007a, b).

Il est possible de modéliser spatialement le régime hydrique à l’échelle d’une parcelle en intégrant des indicateurs liés au sol (caractéristiques biophysiques) et à la plante, i.e. surface de la canopée, diamètre du tronc, mesure du rapport isotopique du 13C/12C sur les sucres du moût à maturité (Acevedo-Opazo et al., 2010 ; Gaudillère et al. 2002). D’autres fonctions physiologiques comme celle du stockage de réserves du tronc méritent d’être étudiées en lien avec les maladies du bois, comme le suggèrent des travaux sur ligneux forestiers (Breda et al., 2006). En plus des différences de sensibilité entre cépages, des variations entre clones pour un même cépage ont été récemment montrées mais demandent à être confirmées.

L’effet des différentes pratiques culturales sur la vulnérabilité de la vigne aux maladies du bois a fait l’objet de peu de travaux d’expérimentations dont les résultats sont publiés en France ou à l’étranger. Les informations sont éparses et les résultats parfois contradictoires. Cependant concernant le mode de taille et le mode de conduite, plusieurs pistes existent (Geoffrion et Renaudin, 2002 ; Lecomte et al., 2012). La taille conditionne l’architecture des tissus pérennes, notamment des vaisseaux conducteurs et ouvre des portes d’entrée aux parasites du bois. Outre le mode de taille, il convient de s’intéresser également à la qualité de la taille.

Sur la base des revues bibliographiques de Mugnai et al. 1999, Gimenez-Jaime et al. 2006 Larignon et al. (2009), Bertsch et al. (2013), il apparait qu’un vaste champ d’investigation a été exploré concernant les maladies du bois de la vigne. Les principales maladies ont été décrites selon qu’elles touchent les jeunes plantations ou les vignes adultes, selon leurs symptômes caractéristiques et les agents pathogènes associés, les connaissances sur leur cycle biologique et leur pathogénicité. A une échelle plus fine, ont aussi été considérés les mécanismes de dégradation du bois, les possibles émissions de toxines et les différentes réponses de la plante en termes de mécanismes de défense. Les réseaux de suivis de symptômes nous ont aussi apporté un certain recul sur le comportement des cépages vis-à-vis des symptômes foliaires. 

Plus ponctuellement, des études font ressortir des facteurs environnementaux associés aux symptômes, comme décrits ci-dessus (rôle du climat, de la vigueur). Les méthodes de lutte chimique ou biologique ont également été abondamment travaillées en parallèle et les conclusions de chacune de ces revues bibliographiques s’en font l’écho : la première (Bertsch et al., 2013) déplore que « malgré de solides connaissances sur la relation entre nécroses du bois et présence de plusieurs agents mycéliens, les causes du développement des symptômes foliaires sont toujours mal connues (…) et demandent à être explorées en profondeur ». La seconde, quant à elle (Larignon et al, 2009), réclame « une compréhension des différents stades de la maladie, [sans laquelle] il ne paraît pas envisageable pour l’instant de lutter d’une façon durable contre cette infection ». Par conséquent, nous disposons d’une certaine somme de connaissances sur le sujet.

Toutefois il demeure de larges zones d’ombre à ce tableau. Face à la complexité de ces maladies et la méconnaissance de l’ensemble des facteurs et processus sous jacent favorisant le développement des dépérissements, une approche systémique, globale est nécessaire afin de mettre en lumière les multiples interactions entre les facteurs impliqués directement ou indirectement. 

Cette approche a été utilisée en vigne pour élucider le problème du dépérissement de la Syrah entre 2008 et 2010 (Claverie et al, 2011) et également dans le cadre du projet Ecoviti (Métral et al. 2012, Lafond et al. 2013), en cours de réalisation. Dans le cadre du dépérissement de la Syrah, un modèle conceptuel a été proposé synthétisant toutes les connaissances et expertises sur ce problème et en prenant en compte le l’agrosystème ‘’vigne’’ dans son ensemble et est devenu un outil de coopération entre les différents acteurs impliqués. Dans le cadre des maladies du bois, à notre connaissance, une telle méthodologie n’est pas encore été mise en oeuvre ou de façon non collective.

Bibliographie

Liste des publications sur le sujet
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